Covid-19 (Coronavirus-2019nCoV) et crise sanitaire

Libération - Nouveaux variants, gestes barrières disparus et baisse des températures… Le Covid-19 reprend du poil de la bête

il y a 1 mois, par Info santé sécu social

Jour sans fin

La circulation du virus redevient de plus en plus active, souligne Santé Publique France dans son point hebdomadaire, bien que les hôpitaux restent pour l’instant épargnés.

par LIBERATION
publié le 3 juin 2022

Alors, reparti pour un tour ? La circulation du coronavirus en France, qui ralentissait énormément depuis plusieurs semaines, semble reprendre de la vigueur. C’est le constat que dresse ce vendredi l’agence Santé Publique France, à l’occasion de son point épidémiologique hebdomadaire. La baisse du taux d’incidence (le nombre de nouveaux cas hebdomadaires pour 100 000 habitants) a ralenti, de -15 % la semaine dernière contre -25 % la semaine précédente dans tout le pays. Dans certaines régions, comme l’Ile de France, le taux d’incidence a même tendance à se stabiliser.

« On doit probablement ce ralentissement de la diminution à la diffusion des sous-lignages du variant omicron BA.4 et BA.5 », pointe Santé Publique France. Cette dernière mutation, déjà majoritaire au Portugal, est d’ailleurs en augmentation notable, étant retrouvée dans 5 % des tests la semaine du 16 mai, contre 1,5 % celle du 9 mai. BA.4 et BA.5 ne seraient toutefois pas plus virulents que les autres lignages d’omicron.

« Impact météorologique »
D’autres facteurs peuvent jouer dans cette reprise épidémique, comme « une moins bonne application des gestes barrières », selon les autorités sanitaires. Pour rappel, le masque n’est plus obligatoire dans les transports depuis le 16 mai. Santé Publique France évoque également un potentiel « impact météorologique » avec le retour de températures plus basses depuis la mi-mai, même l’agence « peine à apprécier finement » ce phénomène.

Et selon les derniers chiffres disponibles, pas encore consolidés, le virus aurait même recommencé à se diffuser activement. Ce jeudi, 25 365 nouveaux cas ont été détectés, soit une hausse de presque 20 % par rapport à jeudi dernier. Un niveau qui reste néanmoins à des années-lumière du précédent pic de janvier, où 500 000 personnes étaient testées positives quotidiennement.

Covid-19 : « C’est dès maintenant qu’il faut anticiper la campagne vaccinale de rappel »

Surtout, Santé Publique France se veut rassurante sur le principal indicateur de l’épidémie : l’absence de saturation des hôpitaux par des malades du Covid. « Il faut garder en mémoire l’absence d’impacts hospitaliers », soulignent les autorités.

Au 1er juin, 14 850 patients étaient hospitalisés, soit près de 1 300 en moins sur une semaine. Et 929 se trouvaient en soins critiques, soit 114 de moins sur sept jours. Il faudra désormais observer dans les semaines à venir si l’augmentation des cas - si elle se confirme - aura un impact dans les établissements de santé.