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France Info : Brancardier agressé en Vendée, annonces de Gabriel Attal sur la santé, défi sanitaire des JO… Le "8h30 franceinfo" de Frédéric Vallet

il y a 1 mois, par infosecusanté

France Info : Brancardier agressé en Vendée, annonces de Gabriel Attal sur la santé, défi sanitaire des JO… Le "8h30 franceinfo" de Frédéric Valletoux

Challans : "Une pure affaire de délinquance"
L’état de santé du brancardier agressé par le proche d’un patient, à l’hôpital de Challans en Vendée, s’améliore "légèrement" mais il reste en soins intensifs, précise Frédéric Valletoux. Il dénonce la "lâcheté de cet acte" et indique que les suspects n’ont pas été "arrêtés", mais ont été "identifiés grâce à la vidéosurveillance". "Ce déchaînement de violence dans un établissement comme un hôpital où les gens sont là pour soigner, c’est inacceptable", ajoute le ministre délégué chargé de la Santé et de la Prévention.

Taxe "lapin" : "Il faut arriver à responsabiliser les patients"
"Les médecins se plaignent que parfois c’est deux ou trois lapins qu’on leur pose par jour. Et évidemment que mis bout à bout, ce sont des millions de rendez-vous qui chaque année sont perdus", déplore Frédéric Valletoux, justifiant la mise en place de la "taxe lapin", pour faire payer 5 euros aux patients qui n’honoreront pas un rendez-vous médical sans l’annuler au moins 24 heures avant.

"Les médecins qui le souhaitent, et ils sont nombreux à se plaindre de ce phénomène, auront la possibilité de demander les coordonnées bancaires aux patients qui téléphonent pour des rendez-vous et les secrétaires de les enregistrer", précise le ministre de la Santé.

Permanence des soins : "En cas d’échec de discussions, nous n’hésiterons pas à poser une obligation de garde là où c’est nécessaire"
"L’objectif, c’est qu’aucun Français ne vive sur un territoire où il n’y a pas de permanence de soins qui soit garantie", souligne Frédéric Valletoux. "Si vraiment effectivement, il faut aller vers des solutions plus contraintes, nous n’hésiterons pas à y aller. Là où effectivement, on constatera que dans un territoire, si par hasard, par malheur, il n’y avait pas d’engagement du tout des médecins pour porter et participer à la permanence des soins, l’État, via les Agences régionales de santé, via les réquisitions, ont tout à fait la possibilité de mettre en œuvre des systèmes. Mais c’est le stade ultime", assure-t-il.

Avant d’en arriver-là, le ministre de la Santé mise sur "l’incitation, par la discussion, par la négociation" pour "améliorer l’engagement de tous pour la permanence des soins". Il estime qu’il y a déjà "une incitation financière" puisque les heures travaillées en dehors des heures ouvrées, c’est-à-dire le soir et le week-end, sont mieux payées.

Économies dans le transport sanitaire : ne pas faire "un tri parmi les patients", mais "trouver des moyens de contenir l’emballement des dépenses"
"On ne va pas toucher" aux "cas lourds", tente de rassurer le ministre. En cette période d’économies, Bercy a les transports médicaux en ligne de mire : ambulances, véhicules sanitaires légers (VSL) ou taxis conventionnés. "Les transports sanitaires, ce sont six milliards d’euros, ce qui n’est pas une mince affaire", et ils "ont augmenté l’année dernière de 7%", précise Frédéric Valletoux. "On doit trouver des moyens de contenir l’emballement de ces dépenses", affirme-t-il.

Jeux Olympiques et risque de canicule : "Le dispositif sanitaire est prêt. Les hôpitaux sont prêts"
"On ne s’attend pas à un pic de fréquentation dans les services qui soient énormes. Je veux rappeler que Paris est déjà la première destination touristique au monde", explique Frédéric Valletoux. Selon lui, "les services hospitaliers tournent [l’été] entre 84 et 90 % de leur activité habituelle. Là, ils vont permettre 100 % de l’activité habituelle."