Coronavirus-2019nCoV

JIM - Un premier cas de pneumonie à 2019-nCov aux Etats-Unis

il y a 1 mois, par Info santé sécu social

Pékin, le mercredi 22 janvier 2020

Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont ainsi confirmé un cas dans l’État de Washington. Il s’agit d’un homme d’une trentaine d’années, originaire de Wuhan. Revenu le 15 janvier sans fièvre dans son pays d’adoption, il a lui-même contacté dimanche les services de santé locaux après avoir constaté des symptômes préoccupants. Il a été hospitalisé par précaution, bien qu’il ne présente pas de signes de gravité et restera à l’isolement pendant encore au moins 48 heures.

Cette alerte renforce la détermination des CDC à mettre très rapidement au point un test de dépistage, utilisable en routine, qu’ils partageront « avec ses partenaires nationaux et internationaux ». Concernant le traitement, il n’est, pour l’heure, que symptomatique.

En Chine, un nouveau bilan épidémiologique fait état de 440 cas avérés et de 9 morts.

Le vice-ministre de la commission nationale de la Santé, Li Bin s’est montré inquiet et a précisé que le virus, qui se transmet par les voies respiratoires « pourrait muter et se propager plus facilement ».

Une hypothèse à ne pas négliger mais qui ne doit pas faire céder à la psychose et nécessairement croire au pire estime le Pr François Bricaire (CHU Pitié-Salpêtrière), interrogé par BFM TV.

Mais l’adage « Le pire n’est jamais certain » qui pourrait résumer l’appréciation de la situation par le spécialiste français n’empêche pas le peuple chinois de commencer à prendre au sérieux la menace et de se prémunir en s’affublant de masque chirurgicaux et en se lavant plus régulièrement les mains avec du gel désinfectant. A tel point que certaines pharmacies sont en rupture de stocks : « les stocks sont à zéro à cause de ce qui se passe à Wuhan. Quand le nombre de cas s’est rapproché des 300, les gens ont réalisé que c’était grave » explique ainsi une pharmacienne à l’Agence France Presse (AFP).

Dans ce contexte, plusieurs pays, dont les États-Unis établissent des contrôles sanitaires des voyageurs venant de Chine : l’Australie, le Bangladesh, l’Inde, la Malaisie, le Népal, Singapour, le Vietnam, la Russie et le Royaume-Uni.

En Thaïlande, qui accueille à elle seule un quart des vols internationaux au départ de Wuhan, les autorités ont mis en place des détections thermiques obligatoires dans les aéroports de Bangkok, Chiang Mai, Phuket et Krabi, pour les passagers en provenance des zones chinoises à risques, avec isolement de 24 heures imposé en cas de fièvre.

Plus inattendu, la Corée du Nord, déjà connue pour être l’un des pays les plus fermés du monde annonce interdire la venue de touristes étrangers !
« Risque faible » en France
En France, Agnès Buzyn a consacré, hier, une conférence de presse au sujet. Le risque d’introduction de ce virus dans l’hexagone « est faible mais ne peut pas être exclu », a assuré le ministre. « Des messages de précaution sont d’ores et déjà affichés en provenance ou à destination de Wuhan » mais « aucune mesure de contrôle aux frontières n’a été prise, conformément aux recommandations de l’OMS » a-t-elle détaillé. En outre, le Pr Jérôme Salomon, patron de la DGS (Direction générale de la santé) a révélé qu’un patient avait un temps était suspecté d’être porteur de la maladie. Mais que le « cas est désormais totalement exclu ».

Enfin, Agnès Buzyn a tenté de rassurer en déclarant que « notre système de santé est bien préparé, les établissements de santé ont été informés et des recommandations de prise en charge ont été délivrées ».

Soulignons enfin qu’un comité ad hoc de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se réunit depuis ce matin afin de déterminer dans quelle mesure l’épidémie actuelle constitue une urgence sanitaire mondiale.

Xavier Bataille