Politique santé sécu social de l’exécutif

Le Monde.fr : Une « aide exceptionnelle » de 500 millions d’euros débloquée pour les hôpitaux en difficulté

il y a 1 mois, par infosecusanté

Le Monde.fr : Une « aide exceptionnelle » de 500 millions d’euros débloquée pour les hôpitaux en difficulté

Le gouvernement a annoncé, vendredi, une enveloppe supplémentaire, qui sera versée à des établissements publics et privés. Les fédérations hospitalières des deux secteurs estiment à 1,5 milliard d’euros la somme nécessaire pour compenser l’inflation en 2023.

Par Camille Stromboni

Publié le 19/02/2024

Face aux difficultés financières des hôpitaux, le gouvernement a annoncé, vendredi 16 février, une « aide exceptionnelle » de 500 millions d’euros pour soutenir les établissements de santé publics et privés. Cette enveloppe sera répartie par les agences régionales de santé selon des « critères d’activité », a indiqué le ministre délégué chargé de la santé, Frédéric Valletoux, « afin de soutenir ceux dont la situation financière est dégradée ». Le gouvernement prévoit également de restituer une enveloppe de 470 millions de crédits non consommés, qui étaient inscrits aux dépenses du budget de la Sécurité sociale 2023, aux établissements publics et privés non lucratifs.

La Fédération hospitalière de France a exprimé sa déception, estimant que ces arbitrages restaient « très loin des besoins ». « Le gouvernement avalise donc un creusement inédit du déficit des hôpitaux publics qui avoisinera 2 à 3 milliards en 2023 », s’inquiète le lobby de l’hôpital public, qui appelle à « sortir de la politique des rustines exceptionnelles pour donner enfin un cap clair ».

Fermetures de lits
L’annonce intervient après de nombreuses alertes lancées par les fédérations hospitalières publiques et privées, qui ont estimé à 1,5 milliard d’euros la somme nécessaire pour compenser l’inflation en 2023. Les centres hospitaliers universitaires (CHU) ont, eux, chiffré à 1,2 milliard d’euros leur déficit 2023, soit trois fois plus qu’en 2022. « La capacité d’autofinancement, et par conséquent d’investissement, a chuté de 86 % », prévenaient-ils le 29 janvier. Une situation due à plusieurs facteurs externes, au premier rang desquels l’inflation, mais aussi à une compensation partielle des mesures de revalorisation salariale du Ségur de la santé, et à des fermetures de lits qui n’ont pas permis de retrouver les niveaux d’activité d’avant-crise, provoquant une baisse de recettes.

Camille Stromboni