Covid-19 (Coronavirus-2019nCoV) et crise sanitaire

France Info : Le Medef et le gouvernement veulent que les Français travaillent plus après le confinement

Avril 2020, par infosecusanté

France Info : Le Medef et le gouvernement veulent que les Français travaillent plus après le confinement

Le patron des patrons et la secrétaire d’Etat à l’Economie estiment qu’il faudra mettre "les bouchées doubles" à la fin du confinement. Le premier envisage même un report des congés et des RTT.

Plusieurs responsables économiques, comme le patron du Medef et la secrétaire d’Etat à l’Economie, ont incité, samedi 11 avril, les travailleurs français à mettre "les bouchées doubles" pour permettre un sursaut économique une fois que l’activité reprendra à la sortie du confinement imposé par la pandémie de coronavirus. Les Français sont invités à rester chez eux depuis le 17 mars.

"Il faudra bien se poser tôt ou tard la question du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise économique et faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire", explique Geoffroy Roux de Bézieux dans un entretien au Figaro.


”L’important, c’est de remettre la machine économique en marche et de reproduire de la richesse en masse, pour tenter d’effacer, dès 2021, les pertes de croissance de 2020.”
— Geoffroy Roux de Bézieux
dans "Le Figaro"

D’après le président du Medef, "c’est la création de richesses qui permettra d’augmenter l’assiette des impôts et donc les recettes, et ainsi de rembourser la dette accumulée pendant la crise".

"Reprendre le travail plein pot"

La secrétaire d’Etat à l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, a également prévenu qu’"il faudra probablement travailler plus que nous ne l’avons fait avant" pour "rattraper" la perte d’activité induite par le confinement. "L’enjeu est de reprendre le travail plein pot", a-t-elle insisté sur franceinfo. Pour soutenir les entreprises face à l’impact de la pandémie sur l’économie, le gouvernement a mis en place un plan d’urgence à hauteur de 100 milliards d’euros. "Cela ne veut pas dire que dans la durée on peut vivre à crédit lorsque la situation économique est normale", a-t-elle souligné. "L’enjeu est de donner de l’oxygène aux entreprises pour qu’elles survivent et passent le cap, mais derrière, il faudra mettre les bouchées doubles pour créer de la richesse collective."