Maternités et Hopitaux publics

Lequotidiendumedecin.fr : Fermeture de la maternité de Dinan, remplacée par un centre périnatal de proximité

il y a 1 semaine, par infosecusanté

Lequotidiendumedecin.fr : Fermeture de la maternité de Dinan, remplacée par un centre périnatal de proximité

PUBLIÉ LE 21/10/2020

Le 15 novembre, la maternité de Dinan (Côtes-d’Armor) connaîtra le même sort que de nombreuses autres structures de ce type en France. À cette date, les accouchements ne seront plus pratiqués en raison d’une pénurie de gynécologues-obstétriciens, indique dans un courrier aux professionnels de santé – et dont le « Quotidien » a eu copie – la direction du groupement hospitalier de territoire Rance-Emeraude, qui fédère les hôpitaux de Dinan, Saint-Malo et de Cancale (Ille-et-Vilaine).

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« Compte tenu de l’absence de candidatures structurelles de gynécologues-obstétriciens pour maintenir une permanence des soins appuyée sur des praticiens hospitaliers, les femmes enceintes suivies par le CH de Dinan ne pourront plus accoucher sur ce site », déclare la direction dans sa lettre.

Les accouchements « avec l’accord des parturientes » seront désormais regroupés à Saint-Malo, à une trentaine de kilomètres, dans le cadre d’une maternité Rance-Emeraude, « sans remettre en cause le suivi prénatal et postnatal des parturientes sur Dinan ». De même, la chirurgie gynécologique est « maintenue, voire développée, sur un mode ambulatoire » à Dinan, avec le concours des chirurgiens gynécologues et des anesthésistes du territoire.

650 naissances en 2018

Un centre périnatal de proximité (CPP, avec des consultations physiologiques) et un centre de l’enfant, de l’adolescent et de la famille seront par ailleurs mis en place sur le site dinanais, précise le courrier. Selon des informations complémentaires de l’AFP, ce projet sera financé par l’ARS Bretagne.

De source syndicale, environ 650 naissances ont eu lieu à Dinan en 2018, une maternité menacée depuis plusieurs années et où les accouchements avaient déjà été suspendus en raison du manque de médecins anesthésistes, rappelle l’AFP.

Selon la DREES (ministère), le nombre de maternités est passé de 814 en 1996, à 498 en 2016 en France métropolitaine. Les établissements assurant plus de 2 000 accouchements par an représentent aujourd’hui 40 % du parc alors qu’ils n’étaient que 5 % il y a 20 ans.

M. F, avec AFP